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Le Chemin de l'Eldorado

Category: Livres,Romans et littérature,Littérature espagnole

Le Chemin de l'Eldorado Details

342pages. in8. Broché.

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"Le chemin de l'eldorado" est un roman surprenant. Le style simple et épuré de Pietri embarque les lecteur au fil des méandres de l' Amazone, le long d'un court monotone, d'une histoire dramatique et pourtant répétitive.La conquête de l' Amérique emporte ce que l' Espagne compte d'hommes parmi les plus aventuriers et les plus arrivistes à monter une expédition à la recherche du mythique royaume de l' Eldorado, où l'or, dit-on, recouvre le corps des indiens et le toits des bâtisses.Très vite, l'ambition, l'appât du gain, la solitude et l'influence d'un environnement sauvage, loin de toutes civilisations, emportent ces mercenaires à imaginer fonder un nouveau royaume, où ils n'obéiraient plus ni à l' Espagne, ni à son roi, mais où ils seraient les fondateurs et les héros d'une nouvelle capitale.Au coeur de ce délire, un homme au charisme incontournable, Lope de Aguire, habité par sa passion, sa folie et son ambition, qui , loin des envies pécuniaires, poursuit sa vision.Pietri enchaîne alors des événements répétitifs, mais dont le rythme crée une tension et paradoxalement un ennui propre à illustrer les cours de ce fleuve sauvage.Seuls, taraudés par la faim et le doute, les hommes se révoltent, fuient ou tentent de se rebeller de la folie de celui qui s'impose dans l'ombre comme leur chef: Aguirre. Emportés par la paranoïa, la folie et son obsession, Aguirre finit par décimer son équipage plus habilement que ne le feraient aucun indiens ou aucune maladie.Et c'est là tout le talent de Pietri, qui suscite au cours des pages cette atmosphère absurde d'un homme qui, redoutant la solitude et l'abandon, anéantit son équipage et se mure dans sa folie. Cela rappelle aisément au lecteur combien la peur peut-être le moteur des pires dérives totalitaires et du plus grand isolement des individus entre eux, lorsque par exemple le simple fait de parler en petit groupe devient le motif de la méfiance, et la marque du complot et de la trahison.On pourra seulement regretter que la comparaison avec l'incontournable film d' Herzog, "Aguirre, la colère de Dieu" ne soit pas nécessairement à l'avantage de Pietri, même si l'angle abordé n'est pas le même. Le film où jouait Klaus Kinsky installait un fil monotone et à la dérive, d'un radeau perdu loin de toute humanité. Le livre de Pietri ne dérive pas tant qu'il ressasse et tourne en rond. Néanmoins des deux versions subsiste une impression de malaise, qui est le propre du refus des hommes à accepter la réalité et à s'entéter dans l'exaltation et la folie des grandeurs.

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